L’étape 9 en images

L’étape 9 en images

📸 Retour en images sur l’étape 9 (étape du 11/01) que Jean-Claude et Jérôme ont affronté.

Résumé de l’étape par Jean-Claude et Jérôme :
On n’avait pas encore vécu de galère sur ce Dakar et on était surpris. En une journée, on s’est bien rattrapé.

On démarre par 94 kms de liaison puis on enchaine par 154 kms de spéciale avant la neutralisation. Jusque là tout va bien, on est dans le rythme, on navigue dans un très beau décor, on effectue quelques dépassements. On manque tout de même de cabaner sur une dune piégeuse. La trace nous amène dans un entonnoir pour valider le waypoint et il faut ensuite en ressortir. Plusieurs concurrents sont déjà en galère. Je mets du gaz et on s’en sort mais limite de faire un tonneau.

Après la neutralisation, on repart pour 133 kms de spéciale. Moins d’un km plus loin on se retrouve sur le toit. Je me fais piéger par une dune cassée et creusée au pied. On décolle un petit peu, la machine bascule en avant et nos deux roues avant sont stoppées dans la saignée et c’est la pirouette. On manque de peu la double pirouette. On est un peu sonné sur le coup mais on s’extirpe rapidement du véhicule. Jérôme avait déclenché l’alarme pour éviter le sur-accident. On fait le tour de la machine et l’état des lieux n’est pas brillant. À ce moment on pense que le rallye est terminé.

Quelques minutes après, l’hélico nous survole pour voir si tout va bien et ensuite une voiture du staff médical arrive sur les lieux. Ils sont vraiment très réactifs. Tout va bien pour nous. Le conducteur du 4×4 accepte d’essayer de remettre notre SSV sur les roues. On sort les sangles et le tour est joué. On a cassé à l’avant droit, notre amortisseur, notre cardan, le triangle,une roue crevée, sur la face avant, le radiateur et le régulateur et à l’arrière le support de filtre à air sans compter les dégâts sur la carrosserie. Ça fait beaucoup, qu’à cela ne tienne on se met au boulot.

Une demi-heure après notre assistance qui court en 4×4 arrive. Nico et Marco nous rassurent tout de suite, ils ont toutes les pièces et on va pouvoir réparer. On leur donne un coup de main et moins de 3 h plus tard on repart. Nico est vraiment très fort et on le remercie du fond du cœur. Dans le choc, la commande de notre road book est HS. On sort la version papier. On roule cool car on a plus qu’un radiateur. Ouf ça ne chauffe pas et mis à part un souci avec la direction on roule à peu près normalement. La nuit tombe et on attaque les dunes avec des phares défaillants, vraiment pas facile et stressant. On finit par se tanquer, heureusement Marco nous suit de près, on dégonfle nos pneus et il nous tracte sur 10 m. On reprend la piste et on galère sur plusieurs dunes mais on passe. On ne voit plus Marco, on apprend de retour au bivouac qu’il s’est tanqué également et qu’à deux reprises il a fait un tonneau. Cela vous laisse imaginer la difficulté pour une personne expérimentée comme lui.

On retrouve de la piste pierreuse et on s’arrête pour regonfler nos pneus pour éviter une crevaison. On repart 5 kms plus loin, on crève, on pense que l’on avait trop tardé pour remettre de la pression. Ensuite on jardine un peu pour trouver un waypoint qui se déclenche à 200 m. Logiquement l’organisation dévoile tous les waypoints à partir de 19 h pour aider les concurrents à rentrer car la nuit la navigation c’est très compliquée. On les appelle et après plusieurs tentatives il s’avère que nous avons un problème technique et que l’on va devoir se débrouiller seul. Avec Jérôme, on se remobilise et on retrouve ce waypoint qui va nous donner la direction pour la suite. Ouf !!! 

On termine la spéciale moins d’une heure avant la limite et ensuite 110 kms de liaison pour retourner au bivouac. Entre temps on perd notre road book papier, un vrai mystère, on roule au cap sur 20 kms avant de retrouver le bitume. Ce n’est pas terminé. On va manger et se coucher. Je cherche les lunettes partout, je refais le chemin en sens inverse et je les retrouve au milieu de la voie de circulation sauf qu’un véhicule avait déjà roulé dessus. Heureusement j’en ai une paire de rechange. Vous l’aurez compris, on a bien galéré aujourd’hui mais on ne s’est jamais affolé, on a gardé notre calme et on ne s’est pas engueulé. C’est ça une vraie équipe. Malgré notre retard on ne perd que 6 places au général, on se retrouve 28.

1 Comment

  1. La liste des jurons me manque mais nom d’un chien quelle journée de ouf !
    good job, c’est l’adversité qu’on retrouve les pros !

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